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Ce qui a retenu l'attention de l'auteur dans cette pitoyable affaire Ranucci...

Christian Ranucci et ses aveux trop précipités

Ce qui a retenu l'attention de l'auteur n'est pas tellement l'âge qu'avait au moment des fais supposés le présumé coupable : vingt ans, ni les multiples mensonges et autres maladresses qu'il aura cru nécessaire de déployer tout au long de l'enquête... C'est plutôt la façon dont a été conduite l'instruction et hélas, pour ce sale gosse, un terme que nous retiendrons très vite pour présenter l'ouvrage, la façon dont il aura été défendu ! Car, c'est clair, il aura été mal défendu ! L'un de ses trois avocats, Jean-François LE FORSONNEY en convient d'ailleurs à demi-mot dans son ouvrage publié en 2006 : Le fantôme de Ranucci ! 

La façon dont a été conduit l'enquête et l'instruction, LE FORSONNEY l'évoquait d'emblée dans son livre : La juge d'instruction s'appelle Ilda si Marino, Mademoiselle, elle tient. C'est une petite brune, la trentaine, très pète-sec. Soeur d'avocat pourtant ! Ne devrait pas être tout à fait mauvaise ? ça ne semblait pas la prédisposer pour autant. Elle ne m'accorde qu'un bref regard, l'hostilité était palpable. Cette impression curieuse de devoir comme m'excuser d'être son défenseur... On la sent remuée par cette affaire ; elle n'a pas choisi non plus. De permanence, reconnaissance du corps, le père qui tombe dans les pommes. On n'est pas de bois. Elle m'a tendu mon permis de communiquer du bout des doigts comme s'il s'agissait s'une chose obscène, pendant que la greffière, une petite boulotte, mettait de l'ordre dans les pièces à conviction... Je lis les procès-verbaux des "aveux" pendant que miss juge s'impatiente, avec de curieuses petites moues... C'était mon premier assassin, à quoi cela ressemble-t-il ? Y a-t-il dans le regard une lueur, une nuance, quelque signe tangible de la folie meurtrière ? Je détaille ce visage. Nez en bec d'aigle, ni beau, ni laid. Un jeune homme ordinaire. Les yeux de sa mère sans doute. je n'y vois que panique. Dans sa cage, un oiseau affolé. Il n'est même pas sûr qu'il comprenne ce que je fais ici, dans cette cellule infecte, avec mon petit costume et ma serviette neuve.

Et pire encore, la façon dont sera conduite la défense ! Car son mentor à LE FORSONNEY, ce Paul LOMBARD, n'aura même pas le cran de s'opposer aux agissements d'un avocat générale discutable, le dénommé VIALA qui avait cru pouvoir reprendre la parole après sa plaidoirie. Ce qui aurait dû engendrer une cassation alors que ça ne l'a pas été ! On imagine aisément ce qui se serait passé avec un Jacques VERGES face à VIALA ! Il aurait probablement fait le siège de tous les médias pour se plaindre de la façon dont on jugeait celui qu'il allait envoyer à la guillotine ! Mais combien de fois LOMBARD se sera t-il trouvé face à face avec celui qu'il était censé défendre ? Sans être ouvertement contre la peine de mort, à plus forte raison en des temps comme ceux que nous traversons, il y avait là matière à réagir et à se poser beaucoup de questions ! Ce qui poussera notre auteur Louis PETRIAC à étudier un tel dossier et à livrer un avis qui n'aura rien de comparable avec ceux des deux anciens commissaires qui avaient cru devoir voler au secours de cette police qui avait, reconnaissons-le également, été maltraitée par Gilles PERRAULT qui avait même fortement exagéré dans son plaidoyer vendu à quelques centaines de milliers d'exemplaires !

L'ouvrage de Louis PETRIAC est toujours disponible dans notre boutique en ligne. Mais vous pourrez également vous le procurer chez la plupart d'hypers livres comme Decitre, voire chez votre libraire habituel avec le numéro ISBN qui suit ! 

CHRISTIAN RANUCCI... CE SALE GOSSE ETAIT-IL INNOCENT OU COUPABLE, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-59-1