"Cette affaire me colle à la peau, dira t-il après l'exécution du jeune Christian RANUCCI, j'avais vingt-cinq ans, il en avait vingt-deux. Mon client a été condamné et exécuté alors qu'il était peut-être innocent. Il y a là de quoi occuper la vie d'un avocat. On n'en sort pas indemne, il reste une plaie ouverte... Si l'homme est ce qu'il fait, comme a dit André Malraux, alors je m'interrogerai encore longtemps. Ma jeunesse et mon inexpérience sont une explication, pas une excuse. J'étais libre de refuser, je ne l'ai pas fait. Est-ce que je le regrette ? Non, ça ne servirait pas à grand-chose, et avec le recul je me dis que le peu que je sache du grand bazar judiciaire, des juges, du rôle de l'avocat, de la façon dont il doit défendre, je l'ai puisé dans cette affaire. Peut-être l'homme est-il aussi ce qu'il sait ? Le malheur a voulu que ce soit au prix d'une tête. Comment pourrais-je l'oublier ?"
Le grand bazar... Jean-François LE FORSONNEY a effectivement été servi avec la juge dépressive DI MARINO trop pressée de régler un dossier sans approfondir les éléments en sa possession !
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CHRISTIAN RANUCCI... CE SALE GOSSE ETAIT-IL INNOCENT OU COUPABLE, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-59-1



