Dans un premier temps l'auteur avait voulu rendre hommage à tous ceux qu'il avait connus pendant cette enfance parfois si solitaire et pourtant pleine de souvenirs difficiles à oublier ! Mais neuf ans après la publication de cet hommage, il restait bien des inconnues liées surtout au fait que son père avait vécu un véritable traumatisme à son retour de la guerre le 17 mai 1945, traumatisme dont il n'avait jamais réussi à parler, à plus forte raison à ses enfants ! C'est ce qui aura décidé Louis PETRIAC à mener une sorte d'enquête sur les lieux de son enfance pour chercher à savoir ce qui avait pu s'y passer pendant que son père était détenu dans un stalag en Allemagne avant de l'être ensuite en Autriche à Braunau.
Agé de seulement 36 ans après la déclaration de guerre à l'Allemagne d'HITLER, il avait dû quitter sa rue de la Gare en sept. 1939 où, quelques années plus tôt, il avait accepté d'acquérir un établissement de restauration dont il fera après guerre ce Roi du Café dont l'auteur avait parlé abondamment dans son hommage. Son père avait été sommé de rejoindre en train son corps de rattachement avant d'être affecté au 424ème R.P formé entre Sarreguemines et Sélestat tout en confiant les clés de sa "Cantine de la Gare" à son épouse (en photo ci-dessus avec sa fille d'un premier lit). Une question a donc très vite émergée, celle de savoir comment cette cantine avait pu s'en sortir, surtout après l'occupation nazie de juin 1940 et cela pendant quatre longues années ? Un répertoire retrouvé par le père de l'auteur à son retour du stalag met l'accent sur des mouvements de personnel assez nombreux démontrant que l'établissement avait tourné et même bien tourné cinq années durant. Autant durant l'occupation que durant la Libération qui avait suivi. Sans pour autant générer le moindre centime de profit et pire même, en laissant des dettes énormes que l'ancien prisonnier devra apurer. Mais l'enquête réalisée par Louis PETRIAC s'attardera aussi sur ce qui avait pu se passer à proximité de la Cantine, au sein même des Magasins Généraux où il s'avèrera que des biens appartenant à des Juifs parisiens avaient été stockés après avoir été volés dans des entrepôts aux côtés de denrées. Située à proximité de ceux-ci, il paraît évident que tous ceux qui travaillaient dans ces entrepôts, nazis comme collabos, ont dû trouver au sein de cette Cantine de la Gare un lieu où ils se seront restaurés. Que dans de telles conditions, le père de l'auteur n'ait trouvé à son retour qu'une montagne de dettes démontre qu'on avait bien vécu et qu'il n'était pas question en mai 1945 pour l'épouse intéressée de rester sur place pour y être accusée ! Ce qui démontre qu'elle ait cru devoir laisser les locaux vidés de toute marchandise et qu'elle ait quitté les lieux.
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C'ETAIT LE ROI DU CAFE, Louis PETRIAC, ISBN n° 978-2-918296-50-8
